Le dauphin est-il une espèce menacée ?

Le terme « dauphin » comprend de nombreuses espèces de cétacés. En Atlantique Nord Est on trouve des espèces comme le dauphin commun, le dauphin bleu et blanc, le globicéphale noir, le dauphin de Risso, … auxquels on peut ajouter le marsouin commun, beaucoup plus petit. Ce dernier ne fait pas partie de la famille des dauphins mais y est souvent assimilé. Ceci dit, le plus familier d’entre eux est sans conteste l’espèce « Grand dauphin ».

Si les dauphins peuvent être pêchés dans certains pays du sud, ce sont des espèces protégées en Atlantique Nord Est. Cependant il arrive parfois qu’ils se fassent prendre dans des filets de pêcheurs. En effet les dauphins sont parfois des prédateurs concurrents des poissons ciblés par la pêche dans ce sens qu’ils se nourrissent des mêmes espèces. Le dauphin fait donc parfois partie des captures accidentelles constituées d’espèces involontairement pêchées. Des observateurs sont embarqués sur des navires de pêche pour dénombrer les captures accidentelles. Les scientifiques du Centre de Recherche des Mammifères Marins de La Rochelle font eux aussi des observations en mer pour détecter les changements d’abondance et de distribution des cétacés. Ils analysent également les animaux échoués pour déterminer la cause de leur échouage.

Les scientifiques s’accordent sur le fait que pour ne pas mettre une population en danger, les captures de chaque espèce de cétacés doivent être inférieures au seuil biologiquement admissible de 1.7 % par rapport à l’abondance de chaque population. Devant l’insistance des ONG environnementalistes largement soutenues par le public, des groupes de travail sur les dauphins ont été constituées sous l’égide du Conseil International pour l’Exploration de la Mer. Cet organisme scientifique émet des avis sur l’état des principales populations de dauphin en Atlantique Nord Est et sur l’impact de la pêche. Ces avis sont adressés régulièrement aux gestionnaires des pêches européens. Si aucune pêcherie n’a été identifiée à ce jour comme mettant à elle seule une population de cétacés en danger, c’est l’impact de l’ensemble des pêcheries qu’il faut s’efforcer de connaître. Des efforts sont déployés en ce sens.