Contexte

L'objectif était de construire un système capable de fournir des informations océaniques précises, qualifiées et cohérentes sur l’état physique (température, état de mer, courants, niveau de la mer, salinité), biogéochimique (oxygène dissous, pression partielle de CO2, nutriments, turbidité) et des écosystèmes (Chl-a, production primaire et secondaire, espèces d’intérêt halieutique).

Aujourd'hui, l'Océanographie Opérationnelle doit consolider et pérenniser ses systèmes d'observation.

Au niveau hauturier, les systèmes d’océanographie opérationnelle se sont d’abord développés au niveau global et régional dans un cadre International (GODAE, GOOS), puis Européen avec EuroGoos, Mersea et GMES. En 1997, la France a mis en place sa contribution à l’expérience internationale via :

  • l'observation satellite (mesures de la hauteur d’eau, de la température de surface, de la couleur de l’océan),
  • l' observation in-situ avec bouées et flotteurs (mesures de la température, de la salinité, etc..), avec le projet Coriolis et la contribution française au réseau international Argo).
  • et le centre de modélisation et d’assimilation de données avec Mercator Ocean.

Au niveau côtier, en 2005, le groupe de coordination REDEO (Météo-France, SHOM, CNRS/INSU, BRGM, CETMEF, IRD, Ifremer) a été créé pour mettre en place un dispositif national pérenne d'océanographie côtière opérationnelle (OCO). De puissants logiciels permettent de simuler et prévoir différents paramètres de l’état de la mer (courants, températures, hauteurs d’eau, vagues, salinité, concentration en particules ou en plancton, qualité sanitaire…). Alimentées par des données météo, des mesures in situ et satellite, ces prévisions côtières sont publiées dans des cartes interactives et des bulletins disponibles sur le site PREVIMER.