Les travaux de thèse de Pauline Vincent

La thèse de Pauline Vincent (financée par Kongsberg et co-encadrée par Telecom-Bretagne) est orientée vers l’amélioration des performances bathymétriques obtenues par les sondeurs multifaisceaux utilisant des signaux modulés en fréquence. La première partie des travaux avait permis de conclure que l’effet Doppler ne suffit pas pour expliquer la dégradation de précision observée. Pauline Vincent a travaillé en 2012 sur une deuxième interprétation plus féconde, résidant dans la structure temporelle des échos obtenus en mode FM. L’idée fondatrice est que la traînée temporelle d’un signal écho génère dans la détection interférométrique un niveau de bruit spécifique lié à la décorrélation angulaire des échos. Or la structure temporelle des échos de signaux FM fait apparaître, après le filtrage classique de « compression d’impulsion » des traînées de lobes secondaires, dont la présence explique très bien la dégradation de précision bathymétrique. Cette constatation a été vérifiée sur des signaux expérimentaux fournis par Kongsberg, sur des signaux simulés numériquement, et sur un modèle théorique. La solution à apporter consiste à moduler l’enveloppe des signaux FM à l’émission, ce procédé permettant de faire descendre très notablement le niveau des lobes secondaires indésirables.