Bassin d'essais d'engins de capture

Présentation

Le bassin de Lorient est principalement dédié aux essais d’engins de pêche. Il accueille des scientifiques, des professionnels de la pêche, des équipementiers industriels, des enseignants de lycées maritimes et des universitaires.

Il est avant tout mis à la disposition des scientifiques de l’Ifremer dont l’objectif a d’abord été d’augmenter l’efficacité des engins de pêche en termes de captures. Actuellement, les projets sont plutôt orientés vers l’optimisation des opérations de pêche pour économiser le carburant et réduire les impacts sur les fonds, la sélectivité , la sécurité, la qualité des produits pêchés… Il a été le cadre de plusieurs démonstrations et mises au point de dispositifs sélectifs avec des partenaires scientifiques européens

Il est aussi destiné aux professionnels soit directement sous forme de démonstrations, soit indirectement au travers de travaux menés par l’équipe de technologistes sur des chaluts déjà existants afin d’en améliorer les performances ou sur le développement de nouveaux engins.

Véritable outil pédagogique, cette installation est également utilisée pour la formation des élèves des centres de formation maritime et des écoles de pêche.

Enfin, le bassin d’essais accueille régulièrement des partenaires équipementiers (Le Drezen, Morgère, Micrel, Plastimo, Ix trawl etc).

Principe de fonctionnement

Il est simple. On plonge la maquette que l’on souhaite tester dans le bassin. Celle-ci reste fixe tandis que l’eau se déplace, au contraire de ce qui se passe dans la réalité. Le principe de déplacement est donc inversée. La vitesse du courant d’eau est contrôlable à l’aide d’une hélice qui reproduit les effets de la mer sur la maquette.

Caractéristiques du bassin

Dimensions

Dimensions hors tout du bassin d’essais : 24,50 m de long, 7,50 m de large, 3,30 m de haut. Il s’agit d’un bassin à circulation d’eau douce en circuit fermé, dont la cuve en béton mesure 12 m de long, 2,6 m de large et 1,5 m de profondeur. Le tapis simulant le fond de l’océan mesure 6,20 mètres. La vitesse du fluide varie de 0,1 à 1,1 m/s et le fond mobile se déplace à une vitesse synchronisée avec celle du fluide.

Veine aller et veine retour

Le bassin est constitué de deux parties principales : une veine aller dans laquelle ont lieu les expérimentations et une veine retour. A la différence de tous les autres bassins de ce type où les deux parties sont superposées, la veine aller et la veine retour sont ici sur un même plan horizontal. Les parois de la veine aller sont réalisées en béton armé d’épaisseur 250 à 400 mm et de 22m de long. La veine retour est une conduite cylindrique métallique dont le diamètre intérieure est de 1,25 m. Une trappe de visite permet de nettoyer les parois intérieures. Dans les coudes, des ailettes guident le courant d’eau. Le système générateur du courant est installé juste en amont du dernier coude avant le système d’homogénéisation situé au début de la veine aller.

Système d’homogénéisation

Le bassin est muni d’un système d’homogénéisation du courant et de tranquillisation de l’eau. Situé à la sortie et dans le prolongement de la veine retour, le système d’homogénéisation est constitué d’un répartiteur composé de sept troncs de cône en tôle perforée enfilés les uns dans les autres et qui répartissent le flux d’eau en huit tranches canalisées par de courts guideaux ; de deux plaques de tôles perforées à petites perforations en amont et grosses perforations en aval et d’un nid d’abeille à mailles de 20 x 200 mm. En aval de ce système d’homogénéisation est installé un radeau pour casser la houle de surface

La passerelle fixe de mise à eau des maquettes

Les maquettes sont tenues par des funes. Pour pouvoir simuler une variation dans le filage des câbles, il est nécessaire de modifier l’écartement de leurs points d’amarrage ou de faire varier le niveau de leur départ. Pour effectuer ces réglages les funes sont amarrées sur un cadre métallique que l’on peut monter ou descendre.

La passerelle mobile

Elle permet l’observation supérieure des expérimentations

La vitrine d’observation

Les maquettes évoluent devant une seule vitrine d’observation de 5 m²

Le tapis roulant

Le tapis roulant mesure 6,20 m de long et 2,50 m de large. Il est mû par un moteur de 15 KW. La vitesse de ce tapis calquée sur celle du courant d’eau, peut varier en continue de 0,1 à 1 m/sec. Sur le tapis, des raies blanches longitudinales espacées de 20 cm permettent de déterminer directement l’ouverture horizontale d’un chalut ou l’écartement des panneaux.

Le système générateur de courant

Le courant d’intensité maximale 1 m/sec mesuré dans le volume d’étude est généré par une hélice à quatre pales fixes, de diamètre 1,23 m, actionnée par un moteur de puissance 88 KW tournant à 1540 tr/min maximum. Un réducteur ramène la vitesse de rotation de l’hélice à 210 tr/min maximum.

Le système de filtration

Un système de filtration puise l’eau dans la veine aller en aval du volume d’étude et la réinjecte dans la veine retour. Il fonctionne indépendamment des moteurs tapis et veine, ce qui permet d’épurer l’eau en dehors des heures de démonstration. Il est constitué d’un filtre à sable détruisant les grosses particules, un filtre à membrane pour les moyennes particules et un filtre UV pour les micros particules.

Les maquettes

La station dispose d’une gamme de maquettes assez étendue, allant du chalut à perche aux chaluts pélagiques à grandes mailles en passant par différents types de chaluts de fond. Les maquettes sont réalisées en interne Ifremer. Les professionnels qui souhaiteraient en faire réaliser peuvent en faire la demande à Ifremer.

Plan de financement 

  • Région Bretagne, service "Recherche" = 400 000 euros
  • Région Bretagne, service "Pêche" = 480 000 euros
  • Conseil général du Morbihan = 100 000 euros
  • Lorient Agglomération = 100 000 euros

pour un total de 1 080 000 euros, hors frais de personnel pris en charge à 100% par l'Ifremer.