Croissance

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OBSERVATOIRE CONCHYLICOLE (ex REMORA)

Le REseau MOllusques des Rendements Aquacoles (REMORA) suit chaque année (depuis 1993) la survie, la croissance et la qualité des huîtres creuses (Crassostrea gigas) répartis dans 45 stations (39 jusqu'en 2002) des principales régions ostréicoles françaises. Le réseau REMORA permet d'évaluer les tendances géographiques et chronologiques de la survie, de la croissance et de la qualité des huîtres creuses. Il a ainsi un rôle d'aide à la gestion des bassins ostréicoles et de référentiel pour des études scientifiques (écosystèmes, évolution de parasites, mortalités estivales).

A l'origine trois sites étaient suivis dans le cadre de ce réseau pour le Bassin d'Arcachon : Ferret, Tès et Arguin. A partir de 2008 seuls deux sites seront étudiés : Tès et Grand-Banc.

Les lots d'huîtres sont mis en place en février ou mars selon les années, les échantillonnages étant ensuite réalisés en juin, septembre, et novembre ou décembre. A chaque station, 2 lots d'huîtres creuses sont suivis : "juvéniles" et "18 mois". Les huîtres "juvéniles" sont des individus nés pendant l'été précédent, un an après les huîtres de "18 mois".

  • En fin d'année, les huîtres présentent un poids moyen compris entre 60 et 70 g. Ceci indique qu'une partie des huîtres atteint sa taille commerciale en deux ans et demi et les autres, lors de l'année suivante. Ainsi dans le Bassin, une majorité de la production commercialisable s'effectue avec des huîtres dont l'âge est compris entre 2 ans et demi et 3 ans et demi. Une huître née au cours de l'été 2000 pourra atteindre un poids vendable à la fin de l'année 2002.
  • Par rapport aux autres bassins ostréicoles étudiés dans le cadre de REMORA, la croissance des huîtres "juvéniles" est rapide dans le Bassin d'Arcachon.
  • La vitesse de croissance est cependant très variable, non seulement entre les individus d'un même population, mais également en fonction des sites et des années, en raison des variations de la température et de la quantité de nourriture disponible pour les huîtres : 1997 et 2003 ont été d'excellentes années de "pousse", à l'inverse de 2004.
  • Les mortalités moyennes pour les deux classes d'âge touchent environ 10 % de la population. Elles sont variables d'une année à l'autre et peuvent sporadiquement atteindre des valeurs beaucoup plus importantes : 25 % ("18 mois") et 34 % (juvéniles).
  • Les mortalités exceptionnellement importantes qui atteignent les huîtres juvéniles s'observent entre la fin du printemps et le début de l'été.