Actualités

Des vagues dans presque tous les sens

Publié le 13 octobre 2015

Ce qui se voit ne se mesure pas toujours facilement. Les vagues formées par le vent à la surface de la mer sont particulièrement difficiles à saisir car il y en a dans toutes les directions. Au large, les plus grandes vagues vont dans la direction du vent, et les plus courtes aussi. Entre les deux, pour des longueurs d'onde proche d'un mètre c'est beaucoup plus compliqué...

Colloque sur les ondes infragravitaires. 12-13 mars 2015

Publié le 26 janvier 2015

Le colloque "des déferlantes au bourdonnement de la terre: comprendre les ondes infragravitaires et interpréter les signaux géophysique à longue période", se tiendra les 12 et 13 mars à Brest, à l'initiative du LabexMer. Il rassemblera des chercheurs du monde entier, qui étudient la dynamique littorale, le génie océanique et la sismologie. Ces chercheurs partagent un intérêt particulier pour les oscillations lentes, que leurs périodes de 30 secondes à 5 minutes rendent souvent imperceptible au large mais qui peuvent avoir des effets dévastateurs à la côte ou sur le long terme (fatigue d'ancrages, ruptures de glaciers en Antarctique ... ) et qui sont facilement détectées sur les enregistrement sismiques.

Cours de haut niveau sur les vagues

Cette semaine de formation est dédiée à l'utilisation de données: mesures de bouées, satellites, sismographes, résultats de modèles numériques. Cette "école d'automne" marque aussi la fin du projet IOWAGA, avec de nombreux développements désormais assez mûrs pour être largement partagés par la communauté scientifique et utilisés pour les applications. Ces travaux contribuent à une connaissance plus précise des vagues et de leurs différents effets, il était donc temps de les diffuser. Cette formation coincide aussi avec la sortie de la nouvelle version du modèle numérique WAVEWATCH III.
Cette formation rentre dans le cycle des cours de haut niveaux en sciences de la mer organisés par le Labex Mer. 22 participants ont été sélectionnés pour cette première édition, qui sera répétée en Mars 2014, puis alternera avec un cours du même type organisé aux Etats-Unis par le service météorologique américain (NOAA/NCEP) et l'Université du Maryland, et dont la première édition a eu lieu en janvier 2013, avec une participation de l'Ifremer.

Vagues record

Publié le 19 janvier 2013

Le mois de Février 2011 a été particulièrement agité dans l'Atlantique Nord. Avec 20,1 m c'est la tempête Quirin qui emporte le nouveau record des plus hautes vagues jamais mesurées dans l'océan. Dans une étude qui vient d'être publiée (numéro de décembre 2012 du Bulletin of American Meteorological Society), une équipe de chercheurs dissèque ce monstre ...

mesure des vagues par les microséismes

Publié le 20 mai 2012

Pendant que vous lisez ces lignes le sol sous vos pieds monte et descend de quelques microns au plus, toutes les quelques secondes... à cause des vagues en mer. Ce mouvement de faible amplitude, le dixième de l'épaisseur d'un cheveu, est connue depuis près d'un siècle. Son amplitude augmente en présence de tempêtes dans les océans les plus proches et plusieurs chercheurs ont tenté d'en déduire la hauteur des vagues dans ces tempêtes. Les travaux menés à l'Ifremer, qui viennent d'être publiés dans le "Journal of Geophysical Research", permettent enfin de comprendre où et quand ces microséismes permettent de mesurer les vagues, et surtout, de savoir dans quelle région de l'océan se trouvent ces vagues. Ces résultats ouvrent d'importantes perspectives pour l'utilisation des anciens enregistrement sismiques qui permettent de remonter au "climat de vagues" du début du XXème siècle, ou encore pour le suivi des houles océaniques dans l'hémisphère sud, où très peu de mesures sont réalisées. Ce travail, réalisé en partenariat avec l'institut de Physique du Globe de Paris, intéresse aussi les sismologues car il confirme la localisation des sources du bruit sismique qui permettent aujourd'hui un suivi en continu des propriétés de la crôute terrestre (volcans, failles ...).

swell dissipation

Publié le 2 mars 2012

A threshold effect in the TEST441 parameterization of wave dissipation (Ardhuin et al. JPO 2010) has been corrected. The new parameterization, named TEST451, gives an average reduction of 4.2% in the error on the wave heights, and a much more realistic distribution of wave heights. This was done by smoothing the transition from a laminar to a turbulent atmospheric boundary layer. The change has been included in the Ifremer code repository (trunk, revision 513) and will be transferred shortly to NOAA/NCEP as part of the NOPP-supported project on the improvement of numerical wave models. The new parameterization should be used shortly by the Previmer system. Tests are under way to further optimize the results. This is the largest single improvement to the model parameterizations since the definition of the TEST350 parameterization, back in 2007.
All the IOWAGA and Previmer products that have a NetCDF attribute "software_version=4.05-Ifremer_revXXX", with XXX > 512, will include these changes.

vagues et bourdonnement

Publié le 17 février 2015

La terre solide résonne sans s'arrêter sous l'effet des vagues en mer, avec un large spectre de périodes allant de 1 à 500 secondes.
Les signaux les plus faibles ont des périodes entre 50 et 300 secondes. La source de ces signaux était encore mystérieuse, jusqu'à ce qu'une équipe de chercheurs français montrent comment les vagues produisent des ondes sismiques de même période. Ce travail est à paraître dans le prochain numéro du Geophysical Research Letters...

Vagues sur falaises

Publié le 27 janvier 2014

Il est bien connu que les vagues sont la cause d'une montée du niveau de la mer pendant les tempêtes, mais jusqu'où peut monter l'eau? Cette question a été longuement étudiée pour des digues, des plages en pentes douce, ou des récifs coraliens. De nouvelles mesures sur la falaise exposée de l'Ile de Bannec, dans l'archipel de Molène nous permettent de mieux comprendre pourquoi cette réserve naturelle est régulièrement submergée, malgré une falaise qui semble la protéger des assauts de la mer. Dans une étude à paraître dans la revue "Geophysical Research Letters", nous montrons qu'un élément déterminant dans les submersions est la présence de variations du niveau de la mer à l'échelle de quelques minutes. Avec une hauteur de 3 mètres, c'est un cas extrême des 'ondes infragravitaires' que l'on mesure sur les plages. Ces oscillations du niveau d'eau permettent aux vagues d'attaquer le haut de la falaise et de la franchir. Ces oscillations sont clairement associées aux vagues, et sont d'autant plus fortes que la hauteur et la période des vagues augmentent. Un progamme de mesures est en cours, associant le SHOM, l'Ifremer et le laboratoire Géomer dans le cadre du Labex Mer, pour mieux comprendre les mécanismes d'amplification de ces ondes infragravitaires à la côte, et leur propagation vers le large. Des observations de dégâts et disparitions mystérieuses ailleurs dans le monde suggèrent qu'il s'agit probablement d'un phénomène assez général. L'exploitation des nouvelles mesures pourra nourrir les réflexions sur les plans de prévention des risques de submersion et la vigilance vagues-submersion marine développée par le SHOM et Météo-France.

vagues sur courant

Publié le 11 février 2013

Au large de Saint Malo ou au sud de Molène la hauteur des vagues peut être multipliée par deux entre la pleine mer et la basse mer. Pourquoi? C'est pour répondre à cette question qu'une équipe de chercheurs menée par Fabrice Ardhuin (Ifremer) a étudié les différents effets des courants marins sur les vagues. Leur étude, qui vient de paraitre dans le "Journal of Physical Oceanography" met en évidence trois effets principaux qui permettent de mieux comprendre ces observations. Ces travaux montrent aussi que l'on peut désormais prévoir ces effets avec une bonne précision. Le projet Prévimer en donne la démonstration.

prévisions des vagues: de l'océan aux grands lacs avec l'ouragan Sandy

Publié le 9 novembre 2012

tandis que l'oeil de Sandy atteignait la côte Est des Etats-Unis le October 29, les Grands Lacs ont connu une de leur nuits les plus agités. La hauteur des vagues à atteint 6,6 m au sud du Lac Michigan, comme le montre ces mesures faites par une bouée. Cet évènement extrême a été bien annoncé par le nouveau système de prévision. Développé par le service météorologique américain, à partir des resultats scientifiques du SHOM et de l'Ifremer, le nouveau système devrait définitivement remplacer l'ancien dans les mois qui viennent.

Seismic noise source verified

Publié le 27 mai 2012

Seismic noise is increasingly used for monitoring the solid Earth (volcanoes, seismic faults) and storms at sea because we know that this noise is mostly generated by ocean waves. However, the detailed location of noise sources is still debated. A previous work established that numerical wave models could be used to estimate the magnitude and location of this noise. The study published these days in Geophysical Research Letters takes this one step further by showing that the loudest sources of noise are caused by the head-on collision of small swells in the middle of the ocean, which radiate seismic waves along the oceanic and continental crust, all the way to land stations. This interpretation is based on the analysis of noise polarization recorded all around the source, and the good fit between observed and modeled seismic data. These loud noise events should not be mistaken for extreme wave events when analyzing the noise record in terms of sea state. These events, recorded by many stations, may also provide a basis for estimating the attenuation of seismic waves and thus the properties of the Earth.