Depuis la découverte des premiers nodules polymétalliques en 1868 dans la mer de Kara ou celle du premier oasis sous-marin en 1977 sur la crête de la dorsale des Galápagos, les scientifiques n'ont cessé de faire avancer les connaissances sur les grands fonds marins. Grâce aux campagnes d'exploration, tel le recensement de la vie marine « Census of Marine Life », puis aux prospections menées ces dernières décennies, les avancées scientifiques et technologiques laissent entrevoir la diversité de la vie et tout le potentiel des ressources biologiques, minérales ou énergétiques du fond des océans.
Les grandes profondeurs marines, dernières frontières de l'exploration de notre Planète, sont le siège d'une biodiversité stupéfiante, encore méconnue et pourtant d'une extraordinaire richesse à fort potentiel pour l'humanité, qui pourrait devenir une source de développement pour les filières économiques. Alors que les plateaux continentaux juridiques font l'objet de demandes d'extension et que l'International Seabed Authority (ISA) reçoit des demandes de permis pour l'exploration des fonds marins situés hors des zones de juridictions nationales, il est important de poser les bases d'un développement efficace, raisonné et durable de ces nouvelles activités.
Les perspectives liées à l'exploitation, à la gestion et à la protection de ces écosystèmes profonds confrontent les différents acteurs de la société à des enjeux et à des choix majeurs pour l'avenir tant sur un plan écologique, que scientifique, technologique, industriel, économique ou politique. Aujourd'hui la question de l'impact de l'activité humaine et de ses effets sur la biodiversité profonde se pose, et ce d'autant plus que les ressources minérales des grands fonds suscitent l'intérêt des industries minières et pétrolières.
Une réflexion commune doit contribuer à établir une ligne de conduite cohérente, bénéfique à la gestion globale et durable des grands fonds, intégrée dans la notion « d'économie bleue. »
> Institut Océanographique, 195 rue Saint-Jacques, 75005 Paris. Entrée libre
Programme et inscription sur le site de l'Institut océanographique