Cabine n°2
Quand l’Homme préserve son environnement
Que peuvent avoir en commun le lagon de Nouvelle-Calédonie, inscrit depuis cet été au patrimoine mondial de l’humanité ; le Parc Marin d’Iroise, premier développé en France et la Réserve Naturelle des Bouches de Bonifacio ?
Ces trois zones sont des aires marines protégées (AMP), un outil moderne de préservation de l’environnement marin (faune, flore, écosystèmes, habitats). En effet, il prend non seulement en compte la biodiversité en danger mais également les multiples activités de l’homme sur le littoral (pêche, plongée, tourisme, industrie…).
Les chercheurs de l’Ifremer, partenaires de l’Agence des Aires Marines Protégées, mettent leurs connaissances (banque de donnée Sextant) et leurs moyens lors de campagnes de recueil de données au service du réseau AMP.
Un potentiel à préserver
La vie s’est tout d’abord développée dans l’eau. Grâce à l’évolution d’une simple bactérie, les 5 à 30 millions d’espèces de la biosphère terrestre et marine actuelle ont pu voir le jour. Sur les 1,7 millions d’espèces actuellement répertoriées, seulement 240 000 viennent du fond des mers et les chercheurs en rencontrent 1600 nouvelles chaque année.
Aujourd’hui, l’activité humaine fragilise des espèces dont le potentiel est peut-être égal à celui de la bactérie originelle. C’est pourquoi il est important de répertorier, de connaître et de préserver la vie sous toutes ses formes.
Les moyens de l’Ifremer lui permettent d’explorer des endroits difficiles d’accès où la vie s’est développée comme les sources hydrothermales. Il participe aussi à la mise en place d’indicateurs de l’état de la biodiversité marine et de pratiques de gestion durable des espèces et des habitats.
> Aires marines protégées en France : http://www.airesmarines.org/accueil/
> La biodiversité : http://wwz.ifremer.fr/institut/content/download/18181/126197/file/marin90.pdf