les équipements

On trouve tous les sens sur le Nautile !

La vue a été abordée un peu plus haut. La vision est complétée par des sonars. Comme une chauve-souris, un sonar panoramique d'une portée de 1500 mètres "touche" les objets lointains.

Le Nautile dispose d'un appendice lui permettant de voir même dans des endroits inaccessibles ou dangereux pour lui : il s'agit d'un petit robot, le Robin, piloté depuis le sous-marin auquel il est relié par un ombilical. Le ROV Robin développé à l'occasion de l'intervention sur le Titanic est particulièrement approprié aux inspections d'épaves ou de zones d'accès difficile.

L'ouïe et la voix sont matérialisées par des antennes émettrices et réceptrices. Elles permettent de communiquer en surface par radio et en plongée par téléphone sous-marin.

Le goût et l'odorat se retrouvent sous la forme de capteurs pour mesurer par exemple la température, la salinité, la conductivité de l'eau de mer ou encore le courant de corrosion autour d'une masse métallique. La présence de certains corps chimiques dans l'eau de mer se détecte avec l'aide d'instrument comme le scanner.

Et le toucher ?

Les bras du Nautile

Deux bras télémanipulateurs lui permettent de saisir des objets, de manier des instruments. Le bras bâbord est doté de sept degrés de liberté : deux d'épaule, un de coude, deux de poignet, une rotation du poignet et un mouvement de pince. En extension maximale, un mètre quatre vingt, il peut encore soulever quatre-vingt daN. Plus rustique et à tribord, le bras auxiliaire n'a que cinq degrés de liberté (deux d'épaules, un de poignet, un d'extension et un de pince). Il est destiné à permettre au sous-marin de s'accrocher.

 
Bras repliés : le principal dessous (en noir), l'auxiliaire dessus (en vert)

Comme la plupart des sous-marins, le nôtre est gaucher. Son meilleur bras est à bâbord. Cela est dû au fait que le pilote lui-même est à bâbord. Cette solution très générale permet de disposer à main droite et au centre du sous-marin des commandes des moteurs, pendant que l'observateur peut éventuellement prendre le manche facilement de la main.

C'est le jour de son baptême que le Nautile fit pour la première fois preuve de la dextérité de ses bras. Contrairement aux traditions anciennes, Annie Laurantin, sa marraine, ne lui a pas cassé de bouteille de champagne sur la coque. Elle lui a tendu cette bouteille. D'un bras, le Nautile la saisit, de l'autre arrachât le bouchon et aspergeât le premier rang des spectateurs.

Les 2 bras sont fixés à l'avant et en bas du Nautile. Au repos, ils sont repliés sous les hublots, au-dessus du panier à échantillons. Celui-ci, d'un volume de 160 litres peut pivoter vers l'extérieur pour permettre au pilote de bien ranger les échantillons prélevés.

Les équipements de localisation

Le pilote a besoin de savoir à tout moment où il se trouve très exactement. Finies les plongées à l'aveuglette comme au temps de l'Archimède. Le système de positionnement est abordé un peu plus loin.

La connaissance de la distance du fond ou de la surface est capitale pour la sécurité. Sondeurs et manomètres fournissent ces informations.

D'autres sensations sont nécessaires au pilote : la vitesse est mesurée par un loch à effet Doppler et le cap par un gyrocompas qui alimente un pilote automatique.

Pour assurer ces tâches et contrôler tous les équipements, des containers étanches sphériques (des "oeufs") abritent les cartes électroniques.