Victor 6000 : les sous-ensembles

La description d’un Victor 6000 ne peut pas se comparer avec la présentation d’un sous marin autonome comme le Nautile.

En effet, il faut plutôt parler de "système Victor" avec 3 éléments indissociables :
- des équipements en surface, sur le bateau,
- un véhicule téléopéré, prolongement de l’opérateur au fond,
- la liaison entre la surface et le véhicule, constitué par le câble électro-opto porteur (et son prolongement appelé "laisse") qui transmet l’énergie, les commandes et les données.

Par rapport au Nautile, dont les fonctions de base sont concentrées sur le sous-marin, ces mêmes fonctions, la vidéo, la manipulation, la mesure …etc.., font intervenir des équipements décomposés en deux morceaux, un en surface et un au fond. C’est le cas - pour prendre pour exemple des équipements fondamentaux - de la télétransmission de données, de la transmission de puissance, du système informatique de contrôle commande en temps réel. Si on voulait comparer par une image rapide les deux présentations, on dirait que dans Victor, la sphère est en surface, matérialisée par le poste de contrôle. Les batteries sont également en surface, matérialisées par un générateur de puissance qui en utilisant le "carburant" du navire devient une source quasi inépuisable dans le temps de la mission.

On choisira donc pour la présentation la décomposition suivante :

Au fond :

- le véhicule avec son module scientifique

En surface :

- le poste de commande

- la génération de puissance

- un treuil sur le pont (sur lequel le câble est enroulé)

Reliant les deux :

- un câble porteur électrique et à fibres optiques

- un lest dépresseur

- une "laisse" flottante

… Et puis, pour déployer le véhicule, pour l’entretenir, pour le positionner, il y a, comme pour le Nautile et pour tous les engins, des équipements de manutention, un berceau de réception roulant pour transporter le véhicule sous le hangar, des conteneurs atelier pour la maintenance et les rechanges, un système de positionnement acoustique. Ce sont des moyens annexes, mais indispensables pour faire marcher le système.

L’ensemble représente 110 tonnes de matériel, pour déployer sur le fond un petit engin qui fait tout compris dans l’air 4,6 tonnes.