Victor 6000 : le choix du câble

Le principal intérêt que voyaient les scientifiques dans un engin de ce type tenait dans sa capacité à travailler en continu pendant plusieurs jours de suite. Ils attendaient aussi de cet engin une qualité exceptionnelle des capteurs d’imagerie optique, d’imagerie acoustique et de mesures physico-chimique..

Pour satisfaire ces besoins, un câble électro-opto porteur apportaient les trois avantages fondamentaux :

1) la puissance électrique instantanée disponible pour l’outillage spécifique sera plus de dix fois supérieure à celle du Nautile. Et pour l'énergie totale, c’est un rapport d’environ 20 en faveur du ROV. Ce potentiel énergétique change complètement le contexte en matière d’intervention sur le fond : prélèvements, utilisation continue d’équipements de mesure. Sur le plan de l’observation pure, la réserve de puissance pourra être utilisée pour des éclairages déportés augmentant ainsi considérablement les champs visuels des caméras (ces dernières sont plus sensibles à la faible luminosité que l’œil humain).

2) La durée utile d’une plongée sera d’une soixantaine d’heures (mais il n’y a pas de limite théorique) contre cinq (en moyenne) pour le submersible. Une autre comparaison peut être faite : il faudrait en moyenne 12 plongées du Nautile pour totaliser autant de temps sur le fond qu’en une seule plongée du ROV. Notons que pour des problèmes d’échantillonnage, 60 heures d’observation continue d’un phénomène soumis à un cycle compris entre 5 et 60 heures, sont en général plus instructives que 12 séances d’observation de cinq heures chacune.

3) Les fibres optiques du câble électro-porteur permettront de transmettre en temps réel la grande quantité d’informations recueillies sur le fond.