Les robots Ifremer

En France, l’Ifremer dispose d’un certain nombre de ces outils d’observation et d’intervention mobiles. Les engins en service sont capables d’atteindre 6000 mètres de fond, ce qui permet de couvrir 97 % de la surface des océans.

Les engins à câble remorqués servent à la reconnaissance à différentes échelles selon les capteurs acoustiques ou optiques qu’ils utilisent.

Le SAR (sonar acoustique remorqué) est remorqué par le navire sur des profils qui peuvent durer plusieurs jours et faire plusieurs centaines de kilomètres de longueur. Il peut aussi effectuer des quadrillages avec recouvrement, ce qui fut le cas dans la recherche du Titanic où il a permis d’obtenir une image acoustique complète des fonds sur une superficie de 300 km².

Le Scampi est lui destiné à faire des profils télévisés pendant plusieurs heures, il est utilisé en complément d’autres outils.

Le Victor 6000 est lui un engin à câble téléopéré. Il a commencé par prélever sur le fond et manipuler toutes sortes d’outils et d’instruments avec son module dédié. Lors de ses dernières 160 plongées il est intervenu ainsi pendant 2500 heures près du fond. Il va être prochainement équipé d’un autre module qui lui permettra d’obtenir plusieurs types de cartes de détails. Cet engin modulaire est un réel observatoire mobile.

Les engins autonomes sont prometteurs. L’Epaulard a été ainsi un précurseur des engins autonomes sans câbles. Destiné aux reconnaissances photographiques des champs de nodules il a été le premier véhicule autonome grande profondeur. Son intérêt était d’offrir une plateforme plus stable et mobile qu’un engin remorqué, tout en bénéficiant d’une infrastructure légère.

Un nouveau véhicule autonome "AUV côtier" capable de plonger jusqu’à 3000 mètres a fait ses premiers pas en 2004. Il sera opérable à partir de navires côtiers et sera doté progressivement de plusieurs charges utiles modulaires (divers équipements scientifiques). Ce véhicule expérimental initie la nouvelle génération des engins autonomes de surveillance.

Les progrès réalisés sur les robots trouvent leurs racines dans les projets technologiques conduits en partenariats avec l’industrie, les universités et la recherche, ceci pour répondre aux défis posés aux robots autonomes par l’environnement marin et par la nécessité de surveiller ce milieu.