Dérive des continents

En 1912, le météorologiste Alfred Wegener suggère que la symétrie observée entre le contour des continents, en particulier entre la côte ouest de l'Afrique et la côte est de l'Amérique du Sud, n'est pas le fruit du hasard : elle résulte de la cassure d'un unique continent dont les morceaux s'écartent lentement. Cette théorie est d'abord rejetée par les géologues.

Reprise dans les années 60 par l'américain Robert Dietz et le français Xavier Le Pichon, elle prend le nom de "tectonique des plaques".

Ainsi, il y a 250 millions d'année, la Terre n'était constituée que d'une seule plaque, la Pangée. Depuis, elle s'est subdivisés en continents séparés par les océans. Les reliefs sous-marins, comme les montagnes terrestres, sont le résultat de ces mouvements.

Source Océanopolis / Brest

La croûte terrestre et la partie supérieure du manteau (la lithosphère) constituent des plaques rigides (en réalité il s'agit de calottes lithosphériques). Elles reposent sur la partie inférieure du manteau (l'asthénosphère) qui est déformable. Elles se déplacent très lentement les unes par rapport aux autres sous la poussée de forces thermiques internes.

Lorsque des plaques s'écartent, le manteau remonte vers la surface. La diminution de la pression entraîne alors une fusion partielle de la roche, ce qui donne le magma. Celui-ci se solidifie en surface et forme la croûte océanique à l'axe des dorsales.

A chaque instant, il y a formation de nouveau fond marin. La vitesse d'écartement des plaques océaniques varie entre 20 cm par an dans le Pacifique oriental Sud et 1 mm par an dans le sud-ouest de l'Océan Indien.