Des éléments de réponses à ces différentes questions

Les premières concrétions ferro-manganésifères sous-marines auraient été remontées du fond de la mer de Kara (Arctique russe) en 1868.

Les permis miniers français et étrangers dans l'océan Pacifique Nord.

Les nodules sont des concrétions formées de couches d'oxydes métalliques autour d'un noyau.

La formation des nodules n'a pas encore été élucidée. On peut imaginer plusieurs hypothèses : la plus intéressante aujourd'hui reste les précipitations chimiques et biochimiques (action des bactéries) qui concentrent les particules d'oxydes métalliques pour former les couches concentriques autour d'un noyau.

Différentes méthodes de datation ont été utilisées (datation par les micro-fossiles, par les isotopes, par thermoluminescence, …) mais les analyses sont à la limite de leur sensibilité. D'après la stratigraphie de la zone d'exploration du Pacifique Nord, nous avons noté que les nodules n'étaient présents sur les sédiments qu'à partir du Miocène supérieur (vers 7 millions d'années). Par contre, ils doivent toujours se former car on a trouvé en Méditerranée des bougies de voiture servant de support à des encroûtements manganésifères.

Les résultats sont assez disparates selon les types de nodules et donnent des valeurs moyennes de quelques millimètres par million d'années.

La sédimentation étant en moyenne 1000 fois plus rapide que la croissance moyenne des nodules, on s'interroge sur les raisons du maintien des nodules en surface.

L'hypothèse la plus rationnelle serait le balayage du fond de l'océan à différentes périodes par des courants plus ou moins violents.

L'hypothèse la plus souvent envisagée est l'action conjuguée de la bioturbation et de l'érosion par suite de l'action de courants océaniques profonds plus ou moins violents suivant les périodes géologiques.

Une hypothèse amusante serait de dire que les nodules sont retournés régulièrement par les organismes (holothuries, par exemple) qui rampent autour d'eux.
Une autre hypothèse plus probable consiste à envisager la croissance dans un milieu homogène (le sédiment) autour d'un noyau.

Les nodules du permis minier français se trouvent à des profondeurs de 5000 à 6000 m.
Pour les exploiter, il faut que la technologie se développe.

Les problèmes d'environnement liés à l'exploitation des nodules sont principalement dus :

- aux rejets des boues sur la faune et la flore en surface (rejets depuis la plate-forme) et en profondeur (action du collecteur),

- aux nuisances dus à l'extraction des métaux dans les usines de traitement.

On ne pourra exploiter les nodules qu'une fois les problèmes techniques et environnementaux résolus. Il faudra attendre que :

- le cours des marchés des métaux retrouvent une certaine stabilité économique,

- la croissance industrielle augmente,

- les problèmes de juridiction soient clarifiés.