Les ressources minérales

L'exploration des grands fonds a ouvert de nouvelles perspectives en matière de disponibilité de ressources minérales. Dans quelques dizaines d'années, les fonds océaniques pourraient fournir un complément important aux ressources terrestres. D'autant que les dépôts océaniques présentent deux particularités intéressantes :
- ils sont riches en métaux "nobles"
- ils se situent sur le plancher océanique (donc pas d'importants volumes de roches stériles à déplacer, pas de galeries à creuser)

Qu'a-t-on trouvé jusqu'ici ? :

Essentiellement des nodules polymétalliques et des sulfures hydrothermaux . Ces deux types de ressources font l'objet de dossiers présentés ci-contre.

Mais on y trouve aussi :

1) des encroûtements cobaltiféres : sur terre, le cobalt est un sous-produit d'autres exploitations ; au contraire, en mer, on trouve un véritable minerai de cobalt (avec un sous-produit non négligeable, le platine) ; les gisements connus les plus riches sont dans la zone économique exclusive de la Polynésie Française

2) des diamants : 50 % de la production de diamant de la société De Beers est d'origine sous-marine ; jusqu'ici cantonnée à des profondeurs de 200 à 300 mètres, l'exploration dans des fonds de 2000 m a démarré.

3) des phosphates : l'accumulation de restes d'organismes dans les sédiments peut engendrer des nodules de phosphore ; les concentrations atteignent de 12 à 18 % de phosphate ; les réserves sous-marines connues représentent environ 50 ans des besoins mondiaux actuels.

4) des placers : il s'agit d'accumulation de minéraux lourds (étain, or, platine, titane, ...) dans les sédiments ; ils ont été apportés dans les océans par les fleuves ; la production d'étain d'origine marine atteint déjà 7 % du total mondial ; la Malaisie, la Thaîlande, l'Indonésie en sont les principaux exploitants.

Notons qu'au delà de 2000 mètres, les principales ressources minérales potentielles sont les 3 premières citées (les nodules, les sulfures hydrothermaux et les encroûtements cobaltifères).