Présentation

A l’instar des progrès qu’elle a permis au cours des siècles en agriculture, la sélection de souches ou de populations de microalgues originales à fort potentiel pour des applications ciblées reste un enjeu majeur pour leur exploitation industrielle. Les techniques de sélection variétales telles qu’elles ont été développées au fil des siècles dans l’agriculture ne peuvent clairement pas être déployées pour des microorganismes, mais des voies existent néanmoins pour sélectionner, au sein d’une population, un phénotype particulier. Combinées à des procédés qui augmentent la variabilité interindividuelle, ces techniques offrent des alternatives aux OGM, pour des critères très variés tels que productivité, tolérance à des toxines, molécules d’intérêt, etc.

Les méthodes mises au point lors d'un précédent projet ont fait apparaître les adaptations nécessaires à étendre à des microalgues diverses et des cyanobactéries diazotrophes, dont l’indépendance vis-à vis des engrais azotés constitue un avantage à exploiter en biotechnologie. Le marquage de caractères biologiques particuliers doit être testé et nécessite d’être mieux compris pour en exploiter le potentiel; de même, l’étape de sélection requiert des choix techniques et leur maîtrise approfondie pour obtenir une sélection selon les critères attendus. En parallèle, une approche continue par sélection dirigée sera mise en place. Nous proposons une stratégie qui visera à établir les bases d’une filière de production de microalgues autotrophes sélectionnées, tout en s’attachant à assembler les briques nécessaires que sont les techniques de mutation, de marquage, de sélection, de criblage et d'isolement. L’enjeu est la production de souches robustes, en visant un quadruplement des potentialités des souches issues d’algothèques. Ce projet permettra de nous positionner en leader, dans la compétition internationale, sur cette approche innovante.

Facteur 4 regroupe 3 équipes de recherche françaises pour un budget total de 5,6 M€. L'agence nationale de la recherche (ANR) apporte une aide de 687 940 € via son programme Bio-Matières et Energies.

Coordinateur du projet : Gaël Bougaran (Physiologie et Biotechnologie des Algues)Début : mars 2012Durée : 36 mois

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