Groupe de travail ICG-EMO sur la modélisation de l’eutrophisation de la zone OSPAR

Dans la continuité de l’atelier nommé ASMO (La Haye, 1996) et de ceux de Hambourg (2005) et Lowestoft (2007), le laboratoire du MUMM situé à Bruxelles a accueilli du 7 au 9 septembre 2009 le quatrième atelier du groupe de travail ICG-EMO sur la modélisation de l’eutrophisation de la zone OSPAR (Golfe de Gascogne, Manche, Mer du Nord). La France y a toujours été représentée par l’Ifremer, qui s’appuie depuis 2005 sur son modèle ECO-MARS3D, appliqué pour la première fois en 2009 sur la zone Golfe de Gascogne-Manche-sud de la Mer du Nord. Le sujet de l’atelier 2009 était l’évaluation des flux de nutriments et de phytoplancton trans-frontières, donc les responsabilités trans-frontières dans les phénomènes d’eutrophisation. L’une des 2 méthodes officiellement préconisées était la technique de marquage numérique d’un élément chimique, publiée par Ménesguen et al. en 2006.

La technique de traçage numérique d’Ifremer (respectant les non-linéarités) a été adoptée par les Néerlandais de Deltares et les Anglais du CEFAS, tandis que la méthode linéaire de variation des apports des sources a été conservée par les Belges du MUMM et les Anglais du Proudman Laboratory. Les résultats convergent cependant ; par exemple :

  • Il apparaît une séparation claire au milieu de la Manche orientale entre les aires sud (d’influence massivement française) et nord (d’influence massivement anglaise)
  • Le nitrate déversé par la Loire et les fleuves côtiers de Bretagne contribue environ à 1% du flux de nitrate entrant en Mer du Nord

Le nitrate déversé par la Seine et les fleuves côtiers de Manche orientale contribue à l’eutrophisation de la Mer du Nord, surtout dans sa partie centrale (~35% du nitrate au large de la Belgique), mais également le long des côtes de Belgique (~20%) and de Hollande (~15%).