Parc Marin d'Iroise

En 2010, l’action de modélisation des algues laminaires devait démarrer sur le site du Parc marin d’Iroise, en conventionnement avec l’Agence des aires marines protégées (AAMP). A cette fin et conformément aux termes de la convention, un post-doc (Daniel Gorman) e été recruté en mars 2010. Le préalable à la modélisation était la disponibilité de la couche de roches, obtenue par levés lidar en zone peu profonde et par levés sonar en périphérie. Différentes contraintes ayant entraîné un retard d’un an dans la livraison de ces données, une prorogation de cette convention a été demandée jusque mi-2013 et il a été nécessaire de se rabattre sur le site proche de la baie de Morlaix.

La baie de Morlaix a donc été adoptée comme site d’entraînement à la modélisation et en 2010 un ensemble de missions d’acquisitions ont été organisées. La zone concernée s’étend de la pointe de Primel à l’est à l’île de Batz incluse à l’ouest. Les levés acoustiques (navires Thalia et Haliotis) sont relatés dans le présent rapport par le laboratoire Dyneco/Benthos.

Concernant le service Dyneco/AG, il a été l’instigateur pour l’essentiel de levés de terrain par vidéo et par plongée positionnée à l’aide des données historiques. Les données de vidéo numérique (2626 observations) ont été dépouillées et annotées grâce au logiciel COVER pour recueillir deux types de caractéristiques des fonds rocheux : présence ou absence des laminaires (1193 données de présence et 433 d’absence) ainsi que taux de couverture sur des arrêts sur image espacés de 30 m. Les données de biomasse d’algues ont été recueillies en plongée conjointement par le CEVA et l’Ifremer. Sur des transects de 100 m, sur chaque zone de couverture différente, trois réplicats d’un m² de biomasse ont été prélevés puis ont fait l’objet d'une détermination de la biomasse totale ainsi que par espèce dominante (laminaria digitata, hyperborea, sacchoriza polyschides).

L’ensemble de ces données de terrain ont constitué la base des modèles prédictifs de type GAM (Generalised additive models) développés pour cette étude. Parallèlement, les données d’environnement connues pour être les déterminants de la présence d’algues ont été rassemblées. Il s’agit de données de lumière (Kpar calculé par données de couleur de l’eau de Meris, résolution 300m), courants et houle (hauteur et direction) et température de surface. Les premiers essais du modèle devaient être effectués au tout début 2011.

Parallèlement, l’équipe restait en contact très proche avec le SHOM et les personnels du Parc marin pour commencer à préparer les missions de 2012 sur l’archipel de Molène, où une méthodologie identique devait être appliquée. On illustre ci-dessous l’effort de terrain développé sur le site de la baie de Morlaix et des résultats de dépouillement de vidéo.