Surcotes
En 2011, une étude des surcotes sur l’ensemble de la façade Manche Gascogne a été réalisée. Elle a permis de mettre en évidence ce que mentionnait Mastenbroek (JPO 1993), à savoir le rôle important de la prise en compte de l’état de mer dans la prescription de la contrainte liée au vent, en particulier lors de génération d’état de mer jeune. Cet aspect est confirmé par Bertin et al. (JGR 2011) sur les pertuis charentais lors de la tempête Xynthia.
Une étude de processus a permis de mettre en évidence les rôles respectifs du vent et de la pression atmosphérique en fonction des événements, de la géométrie du bassin et de sa bathymétrie. L’importance des interactions non-linéaires entre les surcotes et la marée a été cartographiée pour les quatre événements analysés dans cette étude.
Une étude conjuguant observations denses et à haute fréquence (issues du programme ECORS) et modélisation à haute résolution a permis d’évaluer la contribution du « wave setup » à la surcote totale au cours la tempête Johanna (février 2008) sur le site du Truc Vert.
D’après les observations, cette contribution est très variable dans le temps et dépasse 40 cm. La modélisation ne permet d’en capturer que moins de la moitié (soit 15 cm). De manière inexpliquée, quelle que soit la paramétrisation retenue, on sous-estime systématiquement cette surcote.
Par ailleurs, on a évalué au cours de l’étude la formulation de Stockdon (2006), formulation empirique basée sur de nombreuses observations mais dont le domaine d’applicabilité est restreint (Hs < 2m, pente du fond limitée à 0.04).
Il s’agit d’une solution approximative pour donner un ordre de grandeur systématique le long de l’ensemble du littoral à partir du moment où est connu l’état de mer (modélisation WWIII) et un modèle numérique de terrain de la partie intertidale et proche subtidale du domaine côtier.
