Olivier Blanpain

Olivier Blanpain, titulaire d’un diplôme d’ingénieur en Sciences et Technologies de l’eau de l’Institut des Sciences de l’Ingénieur de Montpellier (ISIM) et d’un Master 2 en Génie Côtier de l’Université de Caen, a démarré sa thèse en novembre 2005 sur

Modélisation numérique de la genèse des structures sédimentaires superficielles de la Manche. Application à la modélisation intégrée de l’écosystème  

Cette thèse se fait en codirection entre le laboratoire d’Ecologie Benthique (EB) du département DYNECO à Brest (encadrement Philippe Cugier) et le Laboratoire de Radioécologie de Cherbourg-Octeville (LRC) de l’IRSN (encadrement Pascal Bailly du Bois). Olivier Blanpain est sous contrat IRSN et accueilli au laboratoire EB durant la première année (cofinancement : IFREMER/IRSN).

Directeur de thèse : Robert Lafite (Laboratoire M2C – Université de Rouen).

Résumé

L’objectif de ce travail est de développer un modèle de transport sédimentaire multiclasses et de l’appliquer à la Manche. Ce travail s’inscrit au sein du projet MODECOGEN, dans l’optique d’aboutir à une modélisation générique des écosystèmes. Il s’intéresse ici à la composante particulaire de l’écosystème qui représente un des éléments clés du fonctionnement et de la structuration des écosystèmes côtiers. Le sédiment influe la production phytoplanctonique dans la colonne d’eau en augmentant la turbidité ; les sédiments déposés sont un lieu de piégeage temporaire ou définitif pour les éléments venant de la colonne d’eau (sels nutritifs, radionucléides, polluants, …) ; les particules en suspension peuvent être les vecteurs du transport de substances chimiques ; le sédiment constitue des habitats diversifiés pour les communautés benthiques.

Pour l’Ifremer, un but essentiel est l'amélioration des modèles biologiques existants par une meilleure représentation de l’hétérogénéité du sédiment en Manche et d’une simulation à terme des principaux habitats.

Pour l’IRSN, ce modèle permettra d’une part de simuler le cheminement et les zones de dépôt des particules et d’autre part de prédire leur remise en suspension. Le couplage avec les modèles de transfert de radionucléides existants fournira une vision globale du devenir des radionucléides à moyen et long terme en Manche.

Ce travail s’inscrit dans la suite des travaux post doctoraux réalisés à l’IRSN/LRC par P. Cugier (Développement d’un modèle numérique multicouche hétérométrique pour la simulation du transport sédimentaire en Manche ; caractérisation des principaux processus. Rapport DPRE/SERNAT/2000-24) et C. Olivier (Développement d’un modèle numérique multicouche hétérométrique pour la simulation du transport sédimentaire en Manche ; détermination de l’équation de transport par des mesures en canal de laboratoire. Rapport DEI/SECRE/2004-2). Il s’appuie sur le code hydrodynamique MARS développé à DYNECO/PHYSED et utilisé depuis de nombreuses années au LRC.

Contact : Philippe.Cugier@ifremer.fr