Phycotoxines

Les pertuis charentais sont relativement épargnés par le risque sanitaire lié à la concentration de toxines algales dans les coquillages exploités. L’apparition d’éventuelles espèces micro-algales toxiques et la présence de toxines dans les mollusques bivalves sont décelées grâce à la mise en place du réseau REPHY (Reseau de surveillance du PHYtoplancton et des phycotoxines) depuis 1984.

L’acquisition de nombreuses données permettent de faire un bilan des principaux évènements observés dans les pertuis jusqu’en 2008 et de hiérarchiser les risques en fonction des familles de toxines rencontrées.

Le développement du phytoplancton dans les pertuis dépend plus ou moins directement des apports nutritifs véhiculés par les fleuves. La Gironde impacte de façon notable ce développement particulièrement celui des espèces toxiques. Les premières campagnes de mesures en 2009 font l’objet d’une note :

Un événement phycotoxinique majeur s’est produit en mars 2010 dans les deux semaines postérieures à la tempête Xynthia : le développement d’une algue (Pseudo-nitzschia australis) produisant une toxine amnésiante, l’acide domoïque. Il a fait l’objet d’un poster présenté au Conseil International pour l’Exploration de la Mer (CIEM) en octobre 2010 :

Le traitement des données historiques du REPHY permet d’estimer les variations à long terme du phytoplancton dans les pertuis, et de mettre en évidence l’évolution des principaux groupes d’espèces du phytoplancton en lien avec les paramètres du milieu: