Les captures accidentelles de cétacés dans les pêches - 7 octobre 2009
par Yvon Morizur, biologiste, Ifremer Brest
La France figure dans les pays européens les plus avancés en matière d’étude sur les captures accidentelles de mammifères marins dans les pêches . De gros efforts sont consentis pour mieux connaître les espèces concernées et les pêcheries les plus impliquées. Un règlement européen cadre cette activité de surveillance exigée par la Directive habitats, et la conservation des petits cétacés en Atlantique fait l’objet d’accords internationaux auxquels la France a adhéré. Les populations de cétacés sont elles aussi évaluées périodiquement à l’échelon international, ce qui permet de relativiser les impacts observés dans les pêches. Mieux connaître le phénomène des captures accidentelles est utile pour aboutir à des solutions techniques qui permettent de les réduire. Des travaux sont d’ores et déjà engagés par les pêcheurs pour diminuer les captures de mammifères marins. Mais certains répulsifs acoustiques, appelés pingers, ne sont pas toujours d’une grande fiabilité technique, comme il a été démontré dans une étude récente menée avec le Parc Marin d’Iroise.
