Sellos

Genetic traceability applied to fish

Prof. Doct. Daniel Y SELLOS

National Museum of Natural History- Marine station of Concarneau

The problem of the traceability is of current events and had still very recently the honours of the media in Europe. Beyond a problem of fraud, to know the specific origin (the sort, the species) of a product, we should be able to identify the representative specimens of this species. Some prestigious establishments throughout the world (Smithsonian institute, Museum of London, National museum of natural history in Paris) have authority to acquire the knowledge on the world biodiversity. Even in these renowned establishments, a cruel lack of taxonomists carries away the loss of the knowledge for the benefit of the acquisition of the new technologies. Inside the marine biology station of Concarneau, we have chosen to work to inventory the fish diversity of the North Atlantic Ocean and the Mediterranean Sea. By coupling morphological and molecular identifications, we highlight the large number of undetermined cryptic species. On some 800 species (2500 specimens), using the partial genetic signature sequence of the COI gene, as the criterion of identification, we established a data library for the majority of local fishes. This technology: DNA extraction, PCR amplification and sequencing is a laboratory technology (too specialised and expensive for industrials). So we start working to set up a technique of identification, faster and less expensive, always based on genetic identification. On the other hand, this technique and our sequence library allow us to identify the fish species for the various stages of development (eggs and larva) where identification keys are not reliable.

Traçabilité génétique appliquée aux poissons

La problématique de la traçabilité est d’actualité et a eu encore très récemment les honneurs des média. Au delà d’un problème de fraude, pour connaître l’origine spécifique (l’espèce) d’un produit, il faut être à même d’identifier les spécimens représentatifs de cette espèce. Quelques établissements de par le monde (Smithsonian institut, Muséum de Londres, Muséum national d’Histoire naturelle de Paris) ont vocation d’acquérir la connaissance sur la biodiversité mondiale. Même dans ces prestigieux établissements, un manque cruel de taxonomistes entraîne la perte des savoirs au profit de l’acquisition des nouvelles technologies. Au sein de la station du Muséum à Concarneau, nous avons fait le choix de travailler à inventorier la diversité ichtyologique de l’Atlantique Nord et de la Méditerranée. En couplant identification morphologique et moléculaire, nous mettons en évidence le grand nombre d’espèces cryptiques. Sur quelques 800 espèces (près de 2500 spécimens), utilisant la séquence signature du gène de COI, comme critère d’identification, nous avons établi une base de données pour la majorité des poissons locaux. Cette technologie : extraction ADN, amplification PCR et séquençage, étant une technologie de laboratoire, nous travaillons à mettre en place une technique d’identification, toujours basée sur l’identification génétique, plus rapide et moins coûteuse. D’autre part, cette technologie, et notre base de données génétiques nous permettent d’identifier les espèces aux différents stades de développement (œufs et larves) pour lesquels les clés d’identification ne sont pas fiables.