Délégation des Antilles françaises

La Délégation Ifremer des Antilles est l’une des six représentations de l’Ifremer présentes dans l’espace ultramarin français. Son domaine géographique de compétences correspond à la ZEE des Antilles françaises, comprenant la Martinique, la Guadeloupe et ses dépendances (La Désirade, Les Saintes et Marie Galante), St. Martin et St. Barthélemy. Toute cette région est constituée d’un chapelet d’îles situées sur l’arc caribéen, représentant autant de territoires spécifiques au vu de leurs caractéristiques environnementales, socio-économiques, historiques et culturelles, politiques, etc. qui leur sont propres. Le milieu marin dans lequel elles baignent détient, en outre, une très riche biodiversité, notamment au niveau des écosystèmes coralliens et associés que sont les herbiers et les mangroves.

L’unique implantation de l’Ifremer aux Antilles se situe en Martinique, à l'intérieur de la baie du Robert sur la côte Atlantique. Sa situation géographique privilégiée avec son accès direct à la mer confère ainsi à l’Unité de Recherche en place un rôle prépondérant dans la gestion des ressources biologiques et de l’Environnement marin. Opérationnelle depuis 1970, elle conduit des recherches en appui à l’action publique et au développement socio-économique durable des filières professionnelles qui exploitent ces ressources.
Les activités conduites par l’UR-Antilles s’intéressent et s’adressent donc aux grands domaines de l’halieutique, de l’aquaculture et de l’environnement, qui intimement liés, relèvent d’une seule approche, écosystémique et intégrée.
Personnel
En juin 2012, l’effectif de la délégation s’élève à 19 personnes. L’équipe ainsi constituée, comprend quasiment autant de personnel statutaire (10 personnes) que temporaire (9 personnes).

Parmi le personnel statutaire, 3 personnes assurent les missions de gestion administrative et financière ainsi que logistique et 3 cadres scientifiques dirigent les activités relevant des domaines de l'halieutique, de l'aquaculture et de l'environnement, aidés de 4 techniciens affectés en particulier aux actions dédiées à l’aquaculture.

Par ailleurs, 6 personnes sous statut de VSC, viennent soutenir les projets et études conduits localement dans les 3 domaines d’activité de l’UR.
A court terme, des mouvements de personnel sont programmés, ce qui devrait porter l’effectif de l’Unité de Recherche avant la fin de l’année 2012 à 21 personnes.
Vu les domaines d’activités à couvrir touchant aux ressources biologiques et à l’environnement marins, plusieurs disciplines sont requises
A noter que le cadre scientifique en environnement (J. Denis) est à la fois responsable de l’UR-Antilles, chef de la station du Robert et Délégué régional Ifremer.
Infrastructures …
La station Ifremer est implantée à l'extrémité de la Pointe Fort, au milieu de la baie du Robert. photo
Son site de 4 305 m² abrite un bâtiment principal comprenant bureaux et des laboratoires d'analyses ainsi que des infrastructures spécialisées, halls techniques et installations d'élevage à terre et en mer (cages flottantes), permettant la conduite de programmes de recherche, de projets ou d’études.

Plan de masse de l’implantation

Les principaux moyens (infrastructure et équipements) dont bénéficie l’implantation sont les suivants :

• des laboratoires d’analyses et équipements de mesures spécialisés (microscope, binoculaire, spectrophotomètre, balances de précision, centrifugation, etc.),
• méthodes d’analyses statistiques, de biosécurité, PCR, de mesures en virologie (test Elisa), etc.
• des infrastructures aquacoles comprenant des salles de reproduction, d’élevage larvaire et d’expérimentation à terre, des cages de stabulation et d’expérimentation en mer …
• des outils informatiques : logiciels de traitements statistiques et bases de données (pour le SIH, la Chlordécone, l’aquaculture …), de gestion de données géographiques (SEXTANT) et de cartographie (SIG ArcGis), d’échantillonnage biologique (EBD) …
• des moyens logistiques de soutien : chambres froides, groupe électrogène, moyens nautiques (barge et canot), véhicules de service …

A noter que deux chambres d’accueil sont à la disposition de personnes de passage à la station, stagiaires ou missionnaires ...
Partenariats
Le travail en partenariat répond à des besoins forts et importants de fédération et de mutualisation des compétences et moyens. En Outre mer, peut-être plus qu’ailleurs, le rapprochement avec des structures est vivement recherché, tant localement (niveaux DOM, inter-DOM, régional et interrégional …), qu’au niveau national, en métropole auprès d’unités ou de laboratoires de recherche (Ifremer et autres Etablissements ou Instituts).
Les partenaires avec lesquels nous sommes amenés à collaborer sont multiples et relèvent des sphères de la Recherche, la Politique, les filières socio-professionnelles, l’administration et la société civile.
Les partenariats mis en place répondent à différents besoins selon dans les domaines de collaboration à satisfaire, par exemple, de l’utilisation et de la protection du milieu marin (DEAL, Direction de la Mer …), des sciences marines (UAG), de la pêche et cultures marines et de la qualité des produits marins (Collectivités, organisations professionnelles comme les CRPMEM, le PARM …), de la gestion des données marines et géographiques (DEAL, IRD, BRGM, UAG, SIG972 ...), de la formation ou du transfert pour le développement (IRPM, centre technique, associations ou syndicats comme l’Adepam et Sypagua …), des approches intégrées concernant le milieu marin et les bassins versants en lien avec la gestion des risques naturels et anthropiques (IRSTEA, ex-CEMAGREF), etc.
Selon les cas de figure à traiter, les partenariats revêtent des formes adaptées de type convention (collectivités territoriales …), groupe de travail (coopération régionale …), consortium (projets européens comme Interreg avec MAGDELESA …), comités (de pilotage ou d’organisation, scientifique ou consultatif, …), réseaux divers …
A souligner l’importance donnée à la dimension régionale et internationale des partenariats opérés dans chacun des grands domaines d’activités de l’UR-Antilles, ainsi :

- pour le domaine de l’halieutique : une combinaison de partenariats impliquant les espaces des Petites Antilles, Caraïbe, Europe et autres pays de la zone (dont le Mexique CINVESTAV), notamment à travers les structures ou organisations comme le Gulf and Caribbean Fisheries Institute (GCFI), la Commission des pêches pour l'Atlantique centre-ouest (FAO/COPACO) incluant le groupe de travail Petites Antilles, le Caribbean regional fisheries mechanism (CFRM) de la Caribbean Community (CARICOM) …

- pour le domaine de la pisciculture marine : une dynamique de développement d’un réseau régional, en concertation avec les acteurs de la filière piscicole (Martinique et Guadeloupe) selon les axes (i) de la recherche vers les pays disposant d’un potentiel de recherche significatif dans les domaines complémentaires (USA, Mexique, Brésil, etc.) et (ii) de l’accompagnement du développement de l’aquaculture (expertise), en particulier vers les îles des petites Antilles intéressées par l’aquaculture marine …

- pour l’environnement littoral et marin : une attention particulière aux programmes visant la protection des écosystèmes coralliens et associés (IFRECOR) et de la biodiversité marine (CAR-SPAW) …

- pour l’appui aux politiques publiques : un rapprochement de structures oeuvrant pour l’élaboration des politiques maritimes intégrées et de la planification stratégique (la Commission de la Mer des caraïbes (CMC), l’University of the West indies (UWI) …

Plan d'accès

La station de l'Ifremer se trouve à l’extrémité de la Pointe Fort, située au milieu de la Baie du Robert.