Unité Ifremer Marine Biodiversity Exploitation and Conservation (MARBEC)

L’unité Ifremer MARBEC est intégrée au sein de l’unité mixte de recherche (UMR) Marine Biodiversity Exploitation and Conservation (MARBEC) qui étudie la biodiversité marine des écosystèmes lagunaires, côtiers et hauturiers, principalement méditerranéens et tropicaux. Ses recherches portent sur différents niveaux d’intégration, des aspects moléculaires, individuels, populationnels et communautaires, aux usages de cette biodiversité par l’homme.

Organisation de l’unité Ifremer MARBEC et de l’UMR MARBEC

Les deux structures (unité Ifremer et UMR) bien que portant le même nom n’ont pas le même périmètre. L’unité Ifremer MARBEC regroupe trois laboratoires Ifremer (le Laboratoire d’Halieutique Méditerranée de Sète, le Laboratoire Adaptation et Adaptabilité des Animaux et des Systèmes de Palavas et le Laboratoire Service d’Expérimentations Aquacoles localisé également à Palavas).

L’UMR MARBEC quant à elle rassemble trois laboratoires Ifremer (le laboratoire d’Halieutique Méditerranée de Sète, le laboratoire d’adaptation et adaptabilité des animaux et des systèmes de Palavas et le laboratoire environnement ressource de Sète), des unités de recherche de l’IRD, du CNRS et de l’Université de Montpellier.Il s’agit de l’un des plus importants laboratoires travaillant sur la biodiversité marine et ses usages en France avec environ 230 agents, dont 80 chercheurs et enseignants-chercheurs. L’unité est implantée sur plusieurs sites : Sète, Montpellier et Palavas-les-Flots en France, ainsi que dans l’océan Indien, en Asie, en Afrique et en Amérique du Sud.

Les thèmes de recherche de l’UMR MARBEC

Les objectifs principaux de l’UMR MARBEC sont de décrire la biodiversité marine, comprendre sa dynamique et le fonctionnement des écosystèmes marins, analyser l’impact des pressions anthropiques sur ces écosystèmes et développer des scenarii de réponses au changement global, concilier exploitation (en particulier pêche et aquaculture) et conservation, et répondre aux attentes sociétales (expertise, innovation, remédiation).

Ces missions s’articulent autour de huit thèmes principaux :

  • Écologie évolutive et adaptation : liens entre distribution géographique et histoire évolutive des organismes marins, caractérisation de l’architecture génétique et physiologique des organismes, compréhension les liens entre génotype et phénotype, étude des mécanismes d’adaptation génétique et physiologique aux changements environnementaux.
  • Dynamique et fonctionnement des communautés : évaluation des impacts du changement global (incluant les espèces invasives et les changements climatiques) sur la structure et le fonctionnement des communautés, étude des mécanismes qui régissent les relations entre la structure et le fonctionnement des communautés d’espèces, évaluation des interactions biotiques à travers les échelles spatiales et temporelles.
  • Individus, populations et habitats : caractérisation des stratégies comportementales, individuelles ou collectives, d’occupation de l’espace en liaison avec l’environnement, modélisation de la dynamique des populations, étude de la connectivité entre les zones géographiques et des habitats, fourniture d’indicateurs de santé des populations.
  • Micro-organismes et interactions avec les macro-organismes : inventaire de la diversité taxonomique, génétique et fonctionnelle des communautés de microorganismes, évaluation des effets des micro-organismes et de leur biodiversité sur la condition et l’état de santé des macroorganismes, quantification du rôle des macro-organismes sur la structure et le fonctionnement des communautés microbiennes.
  • Contaminants : devenir et réponses : évaluation des niveaux et sources de contamination des milieux marins ainsi que des effets des contaminants sur les organismes, description du devenir abiotique (dégradation, adsorption/désorption…) et biotique des contaminants (biodisponibilité, bioaccumulation, métabolisation), détermination des seuils de concentration pour lesquels les effets seront perceptibles, développement d’une approche intégrative, prenant en compte l’impact et le devenir des polluants et d’autres facteurs de stress (salinité, température, pression partielle de CO2...) sur les organismes.
  • Aquacultures durables : sélection des ressources biologiques marines (performances, variabilité génétique, méthodes de limitation des interactions entre populations sauvages et d’élevage, exploration de sources alternatives d’alimentation aquacole), optimisation et contrôles des systèmes d’élevage (optimisation des systèmes d’algoculture, évaluation des voies de bioremédiation des rejets, systèmes intégrés multi-trophiques) et compréhension des interactions animaux-systèmes d’élevage.
  • Systèmes littoraux d’usages multiples : analyse de l’état des écosystèmes littoraux, développement d’une approche écologique de leur restauration, développement des différents usages des systèmes littoraux avec la conservation de leur biodiversité et de leurs habitats.
  • Approche écosystémique des pêches : caractérisation des stratégies individuelles et collectives des pêcheurs, observation des impacts directs et indirects des usages et de leurs effets sur les écosystèmes, analyse des  effets combinés des facteurs anthropiques et naturels, synthèse des connaissances biologiques, écologiques, socio-économiques et juridiques pour évaluer l’efficacité d’outils opérationnels pour la gestion des activités humaines et la conservation des écosystèmes marins, développement de scénarios d’évolution des usages et de leurs conséquences sur la biodiversité marine.