Un jour / une actu

Pour la COP21, retrouvez chaque jour, du 30 novembre au 11 décembre, un article dédié à la thématique Océan et Climat et aux recherches menées par l’Ifremer dans ce domaine.
Observation des océans, mécanisme des courants océaniques, de l’absorption de CO2 ou de la redistribution de chaleur, impacts du réchauffement et de l’acidification sur les écosystèmes, solutions de demain : nous vous donnons les clés pour comprendre les enjeux de la recherche océanique et partir à la découverte des projets menés par l’institut.

Dictionnaire de la COP21 : comprendre les liens entre océans et climat

Comprendre l’océan est essentiel pour comprendre le climat et son évolution. Régulateur de la machine climatique, l’océan est le premier à agir sur le climat (stockage et transfert de la chaleur, de l’équateur vers les pôles, absorption du CO2) mais aussi à subir les modifications du climat (augmentation de la température, hausse du niveau des mers, fonte de la banquise, accélération des évènements extrêmes, acidification et impacts associés sur les écosystèmes…).
Dans ce cadre, l’Ifremer contribue au développement de moyens d’observation innovants, multiplie l’acquisition de données nécessaires à l’analyse des grands phénomènes océanographiques et s’engage dans la recherche de solutions.

Comment observe-t-on les océans ? A la découverte des satellites

L’observation des océans depuis l’espace a connu un essor fulgurant ces dernières années. Les satellites sont en effet capables de mesurer de nombreux paramètres liés à l’océan et à l’évolution du climat.

Absorption de CO2 : comment l’océan régule le climat ?

Les océans en absorbant une partie du CO2 présent dans l’atmosphère contribuent à réguler le climat à l’échelle mondiale. En effet, un quart du gaz carbonique issu de la combustion des énergies fossiles est absorbé par les eaux marines de surface puis réparti dans toute la colonne d’eau, entrainé par les courants océaniques.

Hydrates de gaz : le cercle vicieux du réchauffement climatique

Découverts au début du XIXème siècle, les hydrates de gaz peuvent se trouver au fond des océans. Présents dans des endroits riches en matière organique, ils ont la particularité de stocker les gaz sous une forme très concentrée. Mais le réchauffement climatique provoque leur dégazage qui à sont tour risque d'emballer le phénomène.

Adaptation, migrations, extinction : les réponses des espèces à l’évolution des océans

Réchauffement, acidification, baisse de la concentration en oxygène : ces phénomènes ont des conséquences directes sur l’habitat des espèces et sur les écosystèmes océaniques. En réponse à ces changements environnementaux, les espèces s’adaptent ou migrent vers de nouvelles zones… ce qui n’est pas sans conséquences sur leur développement, leur survie ou sur la chaine alimentaire.

Membrane ondulante à l'échelle 1/20 en cours de fonctionnement

Demain, quelles solutions ? Les énergies marines renouvelables

Il est actuellement difficile de parvenir à des modèles de prévision précis sur les impacts du changement climatique sur nos océans. Les voies principales d’amélioration restent donc l’atténuation et l’adaptation : des solutions qui visent à « atténuer » les effets globaux du réchauffement climatique ou à « adapter » nos modes de vie aux ressources des océans. Les énergies marines renouvelables (EMR) s’inscrivent dans ce cadre, en complément ou remplacement des énergies fossiles.

Les océans, réservoirs et redistributeurs de chaleur

Les océans ont un rôle essentiel dans la régulation du climat de notre planète. En effet, une partie du rayonnement solaire est emmagasiné dans les océans, notamment au niveau des eaux équatoriales. Ce réservoir de chaleur n’est pas statique : l’eau chaude remonte vers les pôles où elle se refroidit… Ce mécanisme est à l’origine des courants marins et de la régulation des températures de surface sur notre planète.

Comment observe-t-on les océans ? Le réseau de surveillance Argo

Pour une approche intégrée des océans (physique, chimie, biologie) et pour valider les données relevées par satellites, l’observation in situ est indispensable.

Surchauffe des océans, quelles conséquences sur le niveau des mers?

La surchauffe des océans est une des conséquences du changement climatique. Les mesures globales montrent qu’en moyenne, la température des 300 premiers mètres de l’océan a ainsi augmenté de 0,3°C depuis 1950. Ce réchauffement a de multiples conséquences sur la fonte de la banquise, le niveau des mers mais aussi les risques de submersion marine sur le littoral.

Désoxygénation et acidification des océans : comment ça marche ?

L’une des premières conséquences de l’augmentation de CO2 dans l’atmosphère est l’acidification de l’océan. Cette acidification est globalement proportionnelle à l’augmentation de la concentration en CO2 dans l’atmosphère. L'acidification des eaux de surface de l’océan est mesurée par la diminution progressive de son pH.
Pour d’autres raisons, on observe aussi une baisse de la concentration en O2 dans l’océan, ce qu’on appelle la désoxygénation.

Production primaire du phytoplancton : vers une diminution globale ?

Le plancton végétal, également appelé phytoplancton, constitue l’ensemble des végétaux microscopiques et unicellulaires qui flottent dans les eaux marines de surface et dérivent au gré des courants. Véritable poumon de notre planète, le phytoplancton transforme le CO2 présent dans l’eau et l’atmosphère en oxygène grâce à la photosynthèse. Il produit ainsi plus de la moitié de l’oxygène que nous respirons ! Par ailleurs, il approvisionne en nourriture la quasi-totalité des animaux marins.

Demain, quelles solutions ? A la découverte de l’algoculture

Parce qu’il est difficile de parvenir à des modèles de prévision précis sur les impacts du changement climatique sur nos océans, deux voies d’amélioration peuvent être mises en avant : l’atténuation et l’adaptation. Ces solutions visent à « atténuer » les effets globaux du réchauffement climatique ou à « adapter » nos modes de vie aux ressources des océans. L’algoculture - la culture des algues marines - fait partie de ces solutions qui ciblent d’un côté le captage du CO2, de l’autre, le développement d’alternatives dans les domaines de l’alimentation et de la production d’énergie.