SMOS & Aquarius workshop

Cette conférence scientifique internationale se tiendra au laboratoire d'océanographie spatiale du centre Ifremer de Brest et regroupera les meilleurs spécialistes mondiaux de la mesure et de la modélisation de la salinité à la surface des océans.

La salinité à la surface des océans est une variable clé des échanges air-mer, de la circulation océanique ou encore de la bio-géochimie. La mesure globale par satellite est aujourd'hui disponible à partir des missions SMOS de l'Agence Spatiale Européenne et Aquarius mis en orbite par la NASA en 2011. L'Ifremer réceptionne et analyse ces données sur le site de Brest, en collaboration avec le CNES, le Centre Aval de Traitement des Données SMOS (CATDS) centre de traitement de donnée français pour ce satellite.
L'objectif de cette manifestation est de présenter les premiers résultats de ces deux missions spatiales et de discuter de stratégies communes sur le traitement, l'analyse et l'exploitation scientifique de ces nouvelles données satellite.
Les progrès en télédétection de l'océan et la combinaison des différentes sources de données (vent, température, couleur de l'océan, altimètre) permettent de générer des produits évolués pour une meilleure connaissance, modélisation et mesures des océans.

Parmi les temps forts de cette édition :

  • Session de travail sur les problématiques communes de calibration des capteurs embarqués sur les satellites SMOS & Aquarius (stabilité des instruments à bord des 2 satellites), mesures sur des cibles de références (Dome-C en Antarctique, océans, Amazonie, effets des radiation solaires et galactiques sur la mesure,..) ;
  • Session de travail sur la problématique de la "stratification verticale de la Salinité de surface": les mesures en mer de la salinité sont réalisées à des profondeurs variant entre 10 mètres et 1 mètre (réseaux de profileurs ARGO, thermosalinograpge embarqués sur des navires d'opportunité, réseaux de bouée TAO/TRITTON/PIRATTA). Les 2 satellites mesurent la salinité dans le 1er centimètre sous la surface. Il existe, par exemple dans les zones de forte précipitation (sous les tropiques et dans les zones de vent calmes), de fortes différences entre la mesure à la surface des satellites et celle plus profonde des réseaux de mesure in situ. Il est donc important de comprendre ces différences pour "valider" les observations spatiales à partir des mesures réalisées en mer ;
  • Session de travail sur les applications scientifiques des 2 missions dont les sujets suivants :
    • signatures du phénomène El-Nino dans les variations de salinité dans les océans Indien et Pacifique,
    • utilisation des mesures satellites pour une meilleure compréhension de la partie océanique du cycle de l'eau douce (qui représente 75% du cycle global) ,
    • suivi des phénomènes d'upwelling dans le Gofe de Panama (cf le site du CNRS).